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Le diabète de type 2

La maladie débute plusieurs années avant l'augmentation de la glycémie, et il existe une période assez longue où le pancréas produit plus d'insuline que la normale en réaction au fait que l'insuline est moins efficace.

Pendant cette période où les glycémies sont encore normales, il y a par ailleurs souvent prise de poids.

Par la suite, le pancréas n'arrive plus à fabriquer encore davantage d'insuline.

La glycémie commence à s'élever car bien que le niveau d'insuline dans le sang soit plus élevé que chez les personnes non diabétiques, cela ne suffit pas par rapport à la diminution de la sensibilité des cellules vis-à-vis de l'insuline.


Comme il n'y a pas de symptômes, le diabète est souvent découvert par hasard, ou parce qu'on le recherche en raison d'antécédents familiaux, et on ne peut généralement pas dire depuis quand existe ce diabète méconnu.

Lorsque le diabète est confirmé, le bon contrôle des glycémies dépend d'une alimentation équilibrée, d'une activité physique régulière, et de la prise d'un certain nombre de comprimés.

Après quelques années, il est fréquent qu'il faille utiliser des comprimés plus puissants et associer plusieurs types de médicaments.

Dans environ 50% des cas l'insuline devient nécessaire après une dizaine d'années. On parle alors de diabète insulinorequérant, ou de diabète insulinonécessitant, car les glycémies ne peuvent être ramenées à la normale que si on utilise de l'insuline.

Dans certains cas, il est possible d'ajouter une injection d'insuline retard au traitement par les comprimés, notamment le soir au coucher dans le but de normaliser la glycémie à jeun et permettre aux comprimés d'être plus efficaces pendant la journée.

Ce traitement mixte peut donner de bons résultats pendant quelques années, mais une insulinothérapie exclusive devient ensuite nécessaire.

Le diabète de type 2 survient essentiellement chez les personnes de plus de 45 ans, souvent dans un contexte d'hérédité de diabète, et est très exceptionnel chez l'enfant dont le diabète est pratiquement toujours un diabète de type 1.

Il est aussi appelé diabète non insulinodépendant car la vie du diabétique ne dépend pas des injections d'insuline, mais c'est un mauvais terme car une fois sur deux après une dizaine d'années les glycémies ne peuvent plus être normalisées sans utiliser d'insuline.

Il est aussi appelé diabète gras car il survient plus facilement en cas d'excès de poids, et le diabète lui-même peut favoriser la prise de poids au cours des années qui précèdent l'élévation de la glycémie.

Sur le plan génétique, la fréquence de transmission à la descendance est plus forte que celle du diabète de type 1 :
- Le risque dans la population générale est estimé à environ 5 pour cent en France.
- Lorsqu'un des parents a un diabète de type 2 le risque pour un enfant d'avoir un diabète de type 2 lorsqu'il atteindra 60 ans est estimé à environ 30 pour cent.
- Entre vrais jumeaux le risque est de près de 90 pour cent.

Mais qu'il y ait ou non des antécédents familiaux de diabète, et contrairement au diabète de type 1, l'expression de la maladie est très nettement favorisée par l'excès de poids, l'alimentation non équilibrée, l'absence d'activité physique.

L'excès de sucre dans le sang a des conséquences à court terme si son taux est élevé (urines abondantes, soif, fatigue, voire coma) mais aussi et surtout des conséquences à long terme (atteinte des artères et des nerfs).

Le "problème" du diabète est l'absence de symptômes...
jusqu'à l'apparition de complications graves à long terme

 

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