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Diagnostic du diabète

Le diabète entraîne une élévation de la glycémie, c'est-à-dire du taux de sucre dans le sang.

Elle s'élève généralement brutalement (quelques jours ou semaines) lors de l'apparition d'un diabète de type 1, et progressivement (plusieurs années) lors de l'apparition d'un diabète de type 2.

Lorsque la glycémie est franchement élevée, cela entraîne des urines abondantes, une soif, une fatigue... mais lorsqu'elle n'est pas franchement élevée il n'y a pas de fatigue, ni soif, ni urines abondantes.

Cependant, toute élévation anormale de la glycémie abîme les artères et les nerfs, ce qui est à l'origine de la constitution de complications de façon progressive et sans symptômes.

Le diabète est donc une affection particulièrement insidieuse et perverse car il peut ne pas y avoir de symptômes pendant de très nombreuses années, et lorsque les symptômes apparaissent ce sont ceux des complications.

Le "problème" du diabète est l'absence de symptômes... jusqu'à l'apparition de complications graves à long terme.

On peut parfaitement avoir du diabète
depuis de nombreuses années sans le savoir

Depuis 1998 :

Est considéré comme diabétique, un sujet présentant à deux reprises :
- une glycémie à jeun (après au moins 8 heures de jeûne) supérieure ou égale à 1,26g/l (7,0mmol/l)
- ou une glycémie supérieure à 2g/l (11mmol/l) deux heures après une prise orale de 75 g de glucose.

Est considéré comme normal, un sujet ayant une glycémie à jeun inférieure à 1,10g/l (6,1mmol/l).

Sont considérés comme ayant une glycorégulation anormale :
- les sujets ayant une hyperglycémie modérée à jeun : glycémie à jeun supérieure ou égale à 1,10g/l (6,1mmol/l) et inférieure à 1,26g/l (7,0mmol/l)
- les sujets ayant une intolérance au glucose : glycémie à jeun inférieure à 1,26g/l (7,0mmol/l) et glycémie supérieure ou égale à 1,40g/l (7,6mmol/l) et inférieure à 2g/l (11,1mmol/l) deux heures après une prise orale de 75 g de glucose.

Dans un souci de rigueur scientifique, les experts ont en effet distingué :
- le diabète, au sens de maladie bien caractérisée pouvant entraîner des complications spécifiques résultant de l'atteinte des tout petits vaisseaux (atteintes des vaisseaux de la rétine et des vaisseaux qui font office de "filtre" dans les reins, atteintes que l'on appelle rétinopathie et néphropathie diabétiques),
- l'hyperglycémie modérée à jeun, "non diabétique" au sens où cette situation n'entraîne pas les complications spécifiques du diabète, mais abîme les gros vaisseaux (coronaires, artères des membres inférieurs, artères du cou et du cerveau) au même titre que l'excès de graisses dans le sang, le tabagisme, l'hypertension, l'absence d'activité physique...

Le seuil de 1,26g/l n'est donc pas celui qui définit l'apparition de la majoration du risque d'atteinte des gros vaisseaux, et il correspond déjà au point de doublement du risque de mortalité coronarienne !

Le seuil où commence la corrélation statistique avec l'apparition de la majoration du risque d'atteinte des gros vaisseaux est en effet de 1,10g/l.

Les "dégâts glycémiques" commencent donc dès 1,10g/l !

Sur le plan pratique :
- la "maladie diabète", c'est-à-dire le risque d'atteinte de la rétine et des reins, commence à 1,26g/l (7,0mmol/l),
- le "risque artériel majoré", c'est-à-dire le risque d'atteinte des artères du coeur, des jambes, du cou et du cerveau, commence à 1,10g/l (6,1mmol/l).

Les "dégâts glycémiques" commencent dès 1,10g/l

Le "petit diabète" n'existe pas

Le "prédiabète" non plus

La prise en charge doit commencer
dès 1,10g/l (6,1mmol/l)

En cas de grossesse, les critères diagnostiques sont plus stricts qu'en l'absence de grossesse, puisque :
- la glycémie à jeun et avant repas est normalement inférieure à 0,90g/l,
- et la glycémie 1h30 après repas est normalement inférieure à 1,30g/l.

 

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