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En pratique
En raison de la variation du pouvoir hyperglycémiant d'un repas lorsque des
aliments différents sont associés, on ne peut pas établir une "liste
d'aliments autorisés" et une "liste d'aliments interdits", mais
il existe des règles de base et des menus type.
1) Règles de base
- Graisse et aliments gras : toujours le moins possible.
- Pain et dérivés de la farine, féculents, fruits et aliments ayant
un goût sucré :
. jamais tout seuls
. toujours avec des aliments apportant des fibres (crudités, légumes cuits),
des protéines (viande, poisson, oeuf) et des laitages maigres (yaourt, fromage
blanc...).
- Il est possible de manger de tout, mais pas n'importe comment.
2) Devant un repas
On pense habituellement à évaluer la quantité de glucides du repas
(pain, féculents, fruits), mais il est aussi important de "voir
ce qui n'est pas là".
C'est-à-dire de faire le point sur la présence en quantité suffisante
d'aliments destinés à ralentir le passage dans le sang des glucides du
repas (crudités, légumes verts chauds, viande ou poisson, laitage).
Manger des glucides en quantité réduite n'évite pas l'hyperglycémie,
il faut manger des glucides en quantité suffisante et équilibrer les repas.

3) Petit déjeuner
Trois éléments :
- un bol de café ou thé, avec un peu de lait demi-écrémé,
- une ou plusieurs tranches de pain d'un centimètre d'épaisseur (20 g),
si possible du pain gris, complet ou enrichi en fibres,
- avec pour chaque tranche, un autre aliment associé :
tranche de jambon découenné dégraissé, de blanc de poulet ou
de dinde, fromage allégé, yaourt maigre, fromage blanc allégé,
tranche de fromage toastinette, oeuf... mais aussi tomate, concombre, carottes crues...
Les biscottes ou les céréales pour petit déjeuner se digèrent
très vite, et ne peuvent pas constituer un petit déjeuner. Par contre,
il est possible de manger une ou deux cuillères à soupe de céréales
dans un grand bol de fromage blanc à 20 % de matières grasses.
4) Repas de midi et du soir
Quatre éléments indispensables pour atténuer l'augmentation
du sucre dans le sang :
- une entrée de crudités (attention, on ne peut pas assimiler la salade
verte à des crudités car elle contient beaucoup d'eau par rapport aux fibres),
- et une part de viande maigre ou de poisson ou deux oeufs,
- et une part de légumes verts cuits,
- et un laitage (éventuellement avec un édulcorant) ou une petite part
de fromage avec le minimum de pain,
auxquels il faut associer un "ticket sucre" qui peut être :
- soit une part de féculents (quatre pommes de terre de la taille d'un oeuf,
six cuillères à soupe de riz, de pâtes ou de semoule) mais sans pain,
ni fruit, ni dessert,
- soit une part de féculents (deux pommes de terre de la taille d'un oeuf, trois
cuillères à soupe de riz, de pâtes ou de semoule) et un fruit,
- soit une part réduite de féculents (une pomme de terre de la taille d'un
oeuf, deux cuillères à soupe de riz, de pâtes ou de semoule) mais
avec un dessert sucré.
La présence des 4 éléments
est indispensable au 5° élément
Important : l'association féculents + légumes
verts peut être avantageusement remplacée par des légumes secs,
et il n'est alors pas nécessaire d'ajouter des légumes verts.
Les quantités indiquées dans les écrans précédents sont
une base de référence à adapter à chaque situation. Les besoins
ne sont en effet pas les mêmes chez un employé de bureau, un travailleur
de force, un sportif ou un diabétique ayant un excès de poids.
Le repas sera cuit et assaisonné avec un peu de matières grasses (margarine
au tournesol, huile de tournesol, de pépin de raisin, de colza, ou d'olive).
L'alimentation du diabétique n'est donc pas un régime au sens où on
le pense habituellement, mais tout simplement une alimentation équilibrée
qui devrait être adoptée par toute personne soucieuse de rester en bonne
santé.
Pain et dérivés de la farine, fruits, féculents,
produits à goût sucré : Jamais seuls
Toujours dans un repas avec crudités,
légumes, viande ou poisson, laitage
Voir ce qui n'est pas là
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