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L'adaptation des doses d'insuline :
prococoles courants


Vous trouverez ci-dessous quelques protocoles courants d'adaptation prévisionnelle des doses d'insuline.

Ces protocoles sont à adapter à chaque cas, car les seuils glycémiques utilisés, ainsi que les amplitudes des adaptations, peuvent ne pas convenir à tous les diabétiques.

En cas de grossesse, les objectifs doivent être au moins des glycémies inférieures à 0,90 g/l avant repas et inférieures à 1,30 g/l 1h30 après le début du repas.

Après avoir déterminé les doses d'insuline à injecter à l'aide de ces protocoles basés sur l'adaptation prévisionnelle, il peut éventuellement être nécessaire de les moduler par l'adaptation anticipatrice (si des événements inhabituels vont avoir lieu) et/ou par l'adaptation correctrice (ajout ou modification de la dose d'insuline rapide pour corriger une glycémie élevée avant injection).

N'hésitez pas à demander conseil à votre médecin afin de déterminer quelles sont les modalités d'adaptation de doses qui sont les plus adaptées à votre cas. Cette page ne contient pas tous les schémas insuliniques possibles.

Rapide = Insuline rapide ou analogue rapide.
Intermédiaire = Insuline intermédiaire agissant 12 heures.
Lente = Insuline lente ou analogue lent agissant 24 heures.
Retard = Insuline intermédiaire, mélange de rapide et de NPH, ou insuline lente.
 
 
Intermédiaire / 0 / 0

1 injection par jour d'intermédiaire le matin (personne âgée).

Avant le petit déjeuner :
• si les glycémies avant le repas du soir, hier et avant-hier, étaient supérieures à 1,40 g/l, il faut augmenter la dose de 2 unités,
• si la glycémie avant le repas du soir d'hier était inférieure à 1,10 g/l, il faut diminuer la dose de 2 unités.


Lente / 0 / 0

1 injection par jour de lente le matin (personne âgée).

Avant le petit déjeuner :
• si les glycémies du matin à jeun, aujourd'hui et hier, étaient supérieures à 1,40 g/l, il faut augmenter la dose de 2 unités,
• si la glycémie du matin à jeun d'aujourd'hui est inférieure à 1,10 g/l, il faut diminuer la dose de 2 unités.


0 / 0 / Retard

1 injection par jour de retard le soir et comprimés dans la journée (diabète insulinorequérant, diabète insulinonécessitant).

Le principe de ce traitement est :
• d'utiliser une injection d'insuline retard le soir (insuline bed time) dans le but de freiner la production de sucre par le foie pendant la nuit, de façon à obtenir une glycémie à jeun normale,
• et d'utiliser un traitement oral pour assurer la sécrétion insulinique pour les repas (sulfamide hypoglycéminant ou glinide) et/ou réduire l'insulinorésistance (biguanide) et/ou freiner l'absorption intestinale des glucides (inhibiteur des alphaglucosidases).

Au moment de faire l'injection le soir :
• si les glycémies du matin à jeun, aujourd'hui et hier, étaient supérieures à 1,10 g/l, il faut augmenter la dose de 2 unités,
• si la glycémie du matin à jeun d'aujourd'hui était inférieure à 0,80 g/l, il faut diminuer la dose de 2 unités.


Retard / 0 / Retard

2 injections par jour de retard matin et soir.

Avant le petit déjeuner :
• si les glycémies avant le repas du soir, hier et avant-hier, étaient supérieures à 1,10 g/l, il faut augmenter la dose de retard du matin de 2 unités,
• si la glycémie avant le repas du soir d'hier était inférieure à 0,80 g/l, il faut diminuer la dose de retard du matin de 2 unités.

Avant le repas du soir :
• si les glycémies du matin à jeun, aujourd'hui et hier, étaient supérieures à 1,10 g/l, il faut augmenter la dose de retard du soir de 2 unités,
• si la glycémie du matin à jeun d'aujourd'hui était inférieure à 0,80 g/l, il faut diminuer la dose de retard du soir de 2 unités.


Retard / Rapide / Retard

3 injections par jour : retard le matin, rapide à midi, retard le soir.

Avant le petit déjeuner (insuline retard) :
• si les glycémies avant le repas du soir, hier et avant-hier, étaient supérieures à 1,10 g/l, il faut augmenter la dose de retard du matin de 2 unités,
• si la glycémie avant le repas du soir d'hier était inférieure à 0,80 g/l, il faut diminuer la dose de retard du matin de 2 unités.

Avant le repas de midi (insuline rapide) :
• si les glycémies 1h30 après le repas de midi, hier et avant-hier, étaient supérieures à 1,50 g/l, il faut augmenter la dose de rapide de midi de 2 unités,
• si la glycémie 1h30 après le repas de midi d'hier était inférieure à 1,10 g/l, il faut diminuer la dose de rapide de midi de 2 unités.

Avant le repas du soir (insuline retard) :
• si les glycémies du matin à jeun, aujourd'hui et hier, étaient supérieures à 1,10 g/l, il faut augmenter la dose de retard du soir de 2 unités,
• si la glycémie du matin à jeun d'aujourd'hui était inférieure à 0,80 g/l, il faut diminuer la dose de retard du soir de 2 unités.


Rapide / Rapide / Retard

3 injections par jour : rapide le matin et à midi, retard le soir.

Avant le petit déjeuner (insuline rapide) :
• si les glycémies avant le repas de midi, hier et avant-hier, étaient supérieures à 1,10 g/l, il faut augmenter la dose de rapide du matin de 2 unités,
• si la glycémie avant le repas de midi d'hier était inférieure à 0,80 g/l, il faut diminuer la dose de rapide du matin de 2 unités.

Avant le repas de midi (insuline rapide) :
• si les glycémies avant le repas du soir, hier et avant-hier, étaient supérieures à 1,10 g/l, il faut augmenter la dose de rapide de midi de 2 unités,
• si la glycémie avant le repas du soir d'hier était inférieure à 0,80 g/l, il faut diminuer la dose de rapide de midi de 2 unités.

Avant le repas du soir (insuline retard) :
• si les glycémies du matin à jeun, aujourd'hui et hier, étaient supérieures à 1,10 g/l, il faut augmenter la dose de retard du soir de 2 unités,
• si la glycémie du matin à jeun d'aujourd'hui était inférieure à 0,80 g/l, il faut diminuer la dose de retard du soir de 2 unités.


Rapide / Rapide / Rapide / Intermédiaire

4 injections par jour : rapide matin, midi, soir, et intermédiaire au coucher.

L'insuline intermédiaire est une insuline NPH.

L'insuline rapide doit le plus souvent être de l'insuline rapide «classique».

Ce n'est pas un schéma «basal-bolus» car les insulines rapides doivent assurer les besoins de base jusqu'à l'injection suivante.

Si l'insuline rapide est un analogue rapide, il n'agit souvent pas jusqu'à l'injection suivante, or l'insuline intermédiaire du coucher n'agit plus suffisamment pendant la journée.

Avant le petit déjeuner (insuline rapide) :
• si les glycémies avant le repas de midi, hier et avant-hier, étaient supérieures à 1,10 g/l, il faut augmenter la dose de rapide du matin de 2 unités,
• si la glycémie avant le repas de midi d'hier était inférieure à 0,80 g/l, il faut diminuer la dose de rapide du matin de 2 unités.

Avant le repas de midi (insuline rapide) :
• si les glycémies avant le repas du soir, hier et avant-hier, étaient supérieures à 1,10 g/l, il faut augmenter la dose de rapide de midi de 2 unités,
• si la glycémie avant le repas du soir d'hier était inférieure à 0,80 g/l, il faut diminuer la dose de rapide de midi de 2 unités.

Avant le repas du soir (insuline rapide) :
• si les glycémies avant le coucher, hier et avant-hier, étaient supérieures à 1,10 g/l, il faut augmenter la dose de rapide du soir de 2 unités,
• si la glycémie avant le coucher d'hier était inférieure à 0,80 g/l, il faut diminuer la dose de rapide du soir de 2 unités.

Avant le coucher (insuline intermédiaire) :
• si les glycémies du matin à jeun, aujourd'hui et hier, étaient supérieures à 1,10 g/l, il faut augmenter la dose d'intermédiaire du soir de 2 unités,
• si la glycémie du matin à jeun d'aujourd'hui était inférieure à 0,80 g/l, il faut diminuer la dose d'intermédiaire du soir de 2 unités.


Rapide / Rapide / Rapide / Lente (schéma «basal-bolus»)

4 injections par jour : rapide matin, midi, soir, et lente le soir.

L'insuline lente peut être de la Levemir ou de la Lantus.

L'insuline rapide peut être de l'insuline rapide «classique» ou un analogue rapide.

C'est un schéma «basal-bolus», c'est-à-dire où les besoins pour les repas sont indépendants des besoins dans l'intervalle des repas. Dans ce cas, les meilleurs résultats sont obtenus en raisonnant sur le principe que la dose de rapide avant repas a pour rôle de permettre une élévation normale de la glycémie après repas quel que soit le niveau de la glycémie avant repas, et on évalue donc l'effet de la dose de rapide sur la différence entre la glycémie avant repas et la glycémie 1h30 après le début du repas (différence glycémique prandiale).

Avant le petit déjeuner (insuline rapide) :
• Si les différences glycémiques prandiales du petit déjeuner, hier et avant-hier, étaient supérieures :
- à 1,00 g/l, il faut augmenter la dose de 4 unités
- à 0,60 g/l, il faut augmenter la dose de 2 unités.
• Si la glycémie avant le repas de midi d'hier était inférieure à 0,80 g/l bien que le petit déjeuner avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.
• S'il y a eu hypoglycémie dans la matinée d'hier bien que le petit déjeuner avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.

Avant le repas de midi (insuline rapide) :
• Si les différences glycémiques prandiales du repas de midi, hier et avant-hier, étaient supérieures :
- à 1,00 g/l, il faut augmenter la dose de 4 unités
- à 0,60 g/l, il faut augmenter la dose de 2 unités.
• Si la glycémie avant le repas du soir d'hier était inférieure à 0,80 g/l bien que le repas de midi avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.
• S'il y a eu hypoglycémie dans l'après-midi d'hier bien que le repas de midi avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.

Avant le repas du soir (insuline rapide) :
• Si les différences glycémiques prandiales du repas du soir, hier et avant-hier, étaient supérieures :
- à 1,00 g/l, il faut augmenter la dose de 4 unités
- à 0,60 g/l, il faut augmenter la dose de 2 unités.
• Si la glycémie avant le coucher d'hier était inférieure à 0,80 g/l bien que le repas du soir avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.
• S'il y a eu hypoglycémie dans la soirée d'hier bien que le repas du soir avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.

En soirée (insuline retard) :
• Si les glycémies du matin à jeun, aujourd'hui et hier, étaient supérieures :
- à 2,00 g/l, il faut augmenter la dose de 4 unités
- à 1,10 g/l, il faut augmenter la dose de 2 unités.
• Si la glycémie du matin à jeun d'aujourd'hui était inférieure à 0,80 g/l, il faut diminuer la dose de 2 unités.
• S'il y a eu hypoglycémie dans la nuit, il faut diminuer la dose de 4 unités.


Retard+Rapide / Rapide / Retard+Rapide (schéma «basal-bolus»)

5 injections par jour : retard matin et soir, et rapide matin, midi, soir.

L'insuline retard peut être une insuline NPH, de la Levemir ou de la Lantus.

L'insuline rapide peut être de l'insuline rapide «classique» ou un analogue rapide.

Le but de ce traitement est de réaliser l'imprégnation en insuline de base au moyen de deux injections d'insuline retard lorsque l'utilisation d'une seule injection de retard ne permet pas une maîtrise satisfaisante des glycémies à jeun ou avant repas.

C'est donc aussi un schéma «basal-bolus», c'est-à-dire où les besoins pour les repas sont indépendants des besoins dans l'intervalle des repas. Dans ce cas, les meilleurs résultats sont obtenus en raisonnant sur le principe que la dose de rapide avant repas a pour rôle de permettre une élévation normale de la glycémie après repas quel que soit le niveau de la glycémie avant repas, et on évalue donc l'effet de la dose de rapide sur la différence entre la glycémie avant repas et la glycémie 1h30 après le début du repas (différence glycémique prandiale).

• Avant le petit déjeuner (insulines retard et rapide) :

Insuline retard :
• Si les glycémies avant le repas du soir, hier et avant-hier, étaient supérieures :
- à 2,00 g/l, il faut augmenter la dose de 4 unités
- à 1,10 g/l, il faut augmenter la dose de 2 unités.
• Si la glycémie avant le repas du soir d'hier était inférieure à 0,80 g/l, il faut diminuer la dose de 2 unités.

Insuline rapide :

• Si les différences glycémiques prandiales du petit déjeuner, hier et avant-hier, étaient supérieures :
- à 1,00 g/l, il faut augmenter la dose de 4 unités
- à 0,60 g/l, il faut augmenter la dose de 2 unités.
• Si la glycémie avant le repas de midi d'hier était inférieure à 0,80 g/l bien que le petit déjeuner avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.
• S'il y a eu hypoglycémie dans la matinée d'hier bien que le petit déjeuner avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.

• Avant le repas de midi (insuline rapide) :

• Si les différences glycémiques prandiales du repas de midi, hier et avant-hier, étaient supérieures :
- à 1,00 g/l, il faut augmenter la dose de 4 unités
- à 0,60 g/l, il faut augmenter la dose de 2 unités.
• Si la glycémie avant le repas du soir d'hier était inférieure à 0,80 g/l bien que le repas de midi avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.
• S'il y a eu hypoglycémie dans l'après-midi d'hier bien que le repas de midi avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.

• Avant le repas du soir (insulines retard et rapide) :

Insuline retard :
• Si les glycémies du matin à jeun, aujourd'hui et hier, étaient supérieures :
- à 2,00 g/l, il faut augmenter la dose de 4 unités
- à 1,10 g/l, il faut augmenter la dose de 2 unités.
• Si la glycémie du matin à jeun d'aujourd'hui était inférieure à 0,80 g/l, il faut diminuer la dose de 2 unités.
• S'il y a eu hypoglycémie dans la nuit bien que le repas du soir avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 4 unités

Insuline rapide :
• Si les différences glycémiques prandiales du repas du soir, hier et avant-hier, étaient supérieures :
- à 1,00 g/l, il faut augmenter la dose de 4 unités
- à 0,60 g/l, il faut augmenter la dose de 2 unités.
• Si la glycémie avant le coucher d'hier était inférieure à 0,80 g/l bien que le repas du soir avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.
• S'il y a eu hypoglycémie dans la soirée d'hier bien que le repas du soir avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.


Etant donné que l'adaptation des doses nécessite de connaître les glycémies de fin d'action de chaque insuline des deux jours précédents, il est illusoire d'espérer réaliser une adaptation correcte si on ne note pas ses analyses dans un carnet d'autocontrôle



Une disposition des glycémies en tableau facilite beaucoup l'adaptation des doses d'insuline



La présentation par les lecteurs de glycémie des valeurs mémorisées ne permet pas de réaliser facilement ces adaptations car on ne dispose pas simultanément des valeurs à comparer



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