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Exemples d'adaptation prévisionnelle
Traitement par quatre injections



Rappel de l'adaptation prévisionnelle

On regarde quel a été l'effet de l'injection réalisée la veille à la même heure

Si cause particulière qui ne se reproduira pas : même dose
 
Si hypoglycémie : diminution de la dose
 
Si hyperglycémie : augmentation de la dose si confirmation de la tendance


Insuline rapide avant les trois repas et insuline à durée intermédiaire (12 h) le soir

Avec ce type de traitement, l'insuline à durée intermédiaire (12 h) est prévue pour assurer les besoins en insuline pour la nuit. Il en résulte que l'insuline rapide avant les repas doit «prendre en charge la glycémie» jusqu'au repas suivant car il n'y a plus beaucoup d'effet pendant la journée de l'insuline retard injectée la veille au soir. Ce type de schéma est surtout intéressant lorsque l'on a habituellement une activité physique importante pendant la journée.

Ce sont donc les glycémies avant le déjeuner, avant le dîner et avant le coucher qui permettent d'adapter les doses d'insuline rapide injectées avant les repas. Les glycémies postprandiales ne sont bien entendu pas inutiles mais elles sont moins déterminantes dans l'adaptation des doses.

Les exemples ci-dessous sont destinés avant tout à illustrer les heures des glycémies qu'il est habituel de prendre en compte. Les seuils glycémiques utilisés (0,70 à 1,10 g/l avant repas), ainsi que les amplitudes des adaptations (+2 et -2 unités), peuvent ne pas convenir à tous les diabétiques. Il n'est volontairement pas réalisé d'adaptation correctrice ni anticipatrice dans ces exemples consacrés à l'adaptation prévisionnelle. Par ailleurs, un diabète peut être plus stable ou plus instable que le profil glycémique de ces exemples.

  Matin PP Midi PP Soir PP Coucher Observ.
Lu

1,23

 

0,86

 

1,35

 

1,39

 

16

 

14

 

12

 

18


Ma

0,87

 

1,28

 

0,88

 

1,01

Hypo. inexpl.
à 3h30

16

 

14

 

12

 

.


Me

2,54

 

0,85

 

1,32

 

0,84

 

.

 

.

 

.

 

.


Je

1,05

 

0,83

 

1,45

 

1,35

 

.

 

.

 

.

 

.


Ve

1,24

 

1,31

 

1,08

 

1,36

 

.

 

.

 

.

 

.


Sa

1,36

 

1,45

 

0,81

 

0,98

 

.

 

.

 

.

 

.


Di

1,27

 

0,83

0,61
à 15h

2,51

 

1,25

Hypo. inexpl.
à 15h

.

 

.

.

 

.



  Matin PP Midi PP Soir PP Coucher Observ.
Lu

0,82

 

1,27

 

1,05

 

0,81

 

.

 

.

 

.

 

.


Ma

1,01

 

0,65

 

1,33

 

2,15

Dîner chez
des amis

.

 

.

 

.

 

.


Me

1,05

 

0,83

 

1,42

 

0,86

 

.

 

.

 

.

 

.


Je

0,64

 

1,01

 

0,54

 

0,95

Après-midi
au jardin

.

 

.

 

.

 

.


Ve

0,83

 

1,35

 

1,05

 

1,37

 

.

 

.

 

.

 

.


Sa

1,17

 

1,37

 

1,38

 

1,41

 

.

 

.

 

.

 

.


Di

0,89

 

1,07

 

1,29

 

1,05

 

.

 

.

 

.

 

.



Remarque à propos de l'insuline rapide

Dans un schéma de ce type, le remplacement de l'insuline rapide par un analogue rapide de l'insuline peut poser des problèmes (tendance hyperglycémique en fin d'après-midi) car la durée d'action des analogues rapides est courte et non «dose dépendante». Si c'est le cas, il faut revoir les modalités de l'insuline basale : remplacement de l'insuline à durée intermédiaire (12 h) par de l'insuline à durée prolongée (24 h) le soir.


Etant donné que l'adaptation des doses nécessite de connaître les glycémies de fin d'action de chaque insuline des deux jours précédents, il est illusoire d'espérer réaliser une adaptation correcte si on ne note pas ses analyses dans un carnet d'autocontrôle



Une disposition des glycémies en tableau facilite beaucoup l'adaptation des doses d'insuline



La présentation par les lecteurs de glycémie des valeurs mémorisées ne permet pas de réaliser facilement ces adaptations car on dispose pas simultanément des valeurs à comparer



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