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Les carnets d'autocontrôle
Etant donné que l'adaptation des doses nécessite de connaître les
glycémies de fin d'action de l'insuline des deux jours précédents,
il est illusoire d'espérer réaliser une adaptation correcte si on ne note
pas ses analyses dans un carnet.
On parle de carnets d'autosurveillance ou de carnets d'autocontrôle.
En fait, ce sont les mêmes carnets, mais on parle d'autosurveillance glycémique
lorsque l'on surveille simplement ses glycémies, alors que l'on parle d'autocontrôle
glycémique lorsque l'on surveille ses glycémies et que l'on adapte
les doses d'insuline.
Les différents types de carnet
Il existe de nombreux types de carnets d'autocontrôle.
Tous comportent des lignes et des colonnes, correspondant aux jours et aux heures,
qui délimitent des cases destinées à recevoir les éléments
de la surveillance (glycémie, glycosurie, acétonurie...) ainsi que des
cases «Observations» pour y noter des événements particuliers
de nature à expliquer les variations de glycémie (repas inhabituels, collations,
activité physique, hypoglycémie, maladie...).
Les jours sont regroupés par pages d'une semaine ou d'une quinzaine, et les
heures correspondent aux moments de la journée qui sont les plus intéressants
sur le plan glycémique :
• avant les repas du matin, de midi et du soir, parce qu'à ces moments
la glycémie a le plus de chance d'être la plus basse,
• après les repas du matin, de midi et du soir, généralement
1h30 après ces repas, parce qu'à ces moments la glycémie a le plus
de chance d'être la plus élevée (glycémie postprandiale souvent
abrégée PP),
• avant le coucher, parce que c'est le moment précédant la
plus longue période où on ne contrôlera pas la glycémie.
Le gros intérêt d'une disposition avec des colonnes pour chaque «moment-clé»,
par rapport à une disposition où les glycémies sont placées les
unes en dessous des autres dans une colonne unique, est que l'on peut immédiatement
visualiser des glycémies comparables entre-elles, car elles ont été
réalisées à un même moment de la journée et elle sont donc
significatives de l'effet des mêmes facteurs (repas, injection, activité
physique habituelle...).
Si l'heure d'une glycémie ou d'un événement ne correspond pas aux
cases prévues, il suffit de le noter dans une case «approchante» et
d'y ajouter l'heure.
Dernier détail :
• dans certains carnets, la glycémie du matin à jeun est en début
de ligne, car cela correspond à une certaine logique : début de la journée
= début de la ligne, fin de la journée = fin de la ligne
| Matin | PP | Midi | PP | Soir | PP | Coucher | Observ. | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Lu |
1,05 |
|
1,34 |
Coll. |
2,35 |
|
1,23 |
Anniversaire |
|
|
10 |
|
8 |
8+2 |
|
22 |
||||
| Ma |
1,17 |
1,48 |
1,05 |
|
|
|
0,78 |
|
|
|
10+2 |
|
8 |
|
10 |
|
22 |
|||
| Me |
0,78 |
|
0,98 |
|
0,89 |
1,35 |
|
Hypo |
|
|
12 |
|
8 |
|
10 |
|
22 |
|||
| Je |
2,34 |
|
|
||||||
|
12 |
|||||||||
| Ve |
0,89 |
Foot |
|||||||
|
12 |
|||||||||
| Sa |
0,68 |
|
|||||||
|
12-2 |
|
8 |
|
10+2 |
|
20 |
|||
| Di |
1,02 |
1,67 |
|
|
1,12 |
|
0,89 |
|
|
|
10 |
|
8 |
|
12 |
|
20 |
|||
• dans d'autres carnets, la glycémie du matin à jeun est en fin de ligne, car cela correspond à une autre logique : l'effet de l'insuline retard du soir est ainsi sur la même ligne que le moment où cette injection a été réalisée (la glycémie à jeun de fin de ligne est celle du lendemain matin)
| PP | Midi | PP | Soir | PP | Coucher | Matin | Observ. | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Lu |
|
1,34 |
Coll. |
2,35 |
|
1,23 |
1,17 |
Anniversaire |
|
|
|
8 |
8+2 |
|
22 |
10+2 |
||||
| Ma |
1,48 |
1,05 |
|
|
|
0,78 |
0,78 |
|
|
|
|
8 |
|
10 |
|
22 |
12 |
|||
| Me |
|
0,98 |
|
0,89 |
1,35 |
|
2,34 |
Hypo |
|
|
|
8 |
|
10 |
|
22 |
12 |
|||
| Je |
1,56 |
|
|
||||||
|
|
|||||||||
| Ve |
|
Foot |
|||||||
|
|
|||||||||
| Sa |
|
|
|||||||
|
|
8 |
|
10+2 |
|
20 |
10 |
|||
| Di |
1,67 |
|
|
1,12 |
|
0,89 |
0,96 |
|
|
|
|
8 |
|
12 |
|
20 |
10 |
|||
Intérêt du carnet d'autocontrôle
• Le principal intérêt du carnet est d'avoir sous les yeux les dernières
glycémies réalisées pour adapter les doses d'insuline, et une disposition
en tableau facilite beaucoup l'analyse.
Il faut souligner qu'étant donné que l'adaptation des doses nécessite
de connaître les glycémies de fin d'action de l'insuline des deux jours
précédents, il est illusoire d'espérer réaliser une adaptation
correcte si on ne note pas ses analyses dans un carnet d'autocontrôle.
• Un autre intérêt du carnet est de pouvoir consulter les semaines
précédentes afin de se remémorer la façon dont un événement
particulier avait été géré dans le passé (repas spécial,
activité physique inhabituelle...).
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Etant donné que l'adaptation des doses nécessite de connaître les glycémies de fin d'action de chaque insuline des deux jours précédents, il est illusoire d'espérer réaliser une adaptation correcte si on ne note pas ses analyses dans un carnet d'autocontrôle |
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Une disposition des glycémies en tableau facilite beaucoup l'adaptation des doses d'insuline |
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La présentation par les lecteurs de glycémie des valeurs mémorisées ne permet pas de réaliser facilement ces adaptations car on ne dispose pas simultanément des valeurs à comparer |