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Les complications vasculaires du diabète
Les complications aiguës du diabète (coma par acidocétose, coma hypoglycémique)
sont devenues beaucoup plus rares grâce à l'autosurveillance glycémique
qui permet au diabétique de mieux les éviter, ainsi que de les traiter
précocement et efficacement. Ces complications aiguës sont actuellement
très exceptionnellement cause de décès.
La conséquence de cette meilleure surveillance est une espérance de vie
qui s'est nettement allongée, ce qui laisse malheureusement le temps aux complications
chroniques de se développer lorsque le diabète n'est pas strictement maîtrisé,
et ce sont les complications vasculaires qui sont cause de décès.
Le diabète est un facteur de risque vasculaire
Le diabète est en effet ce que l'on appelle un facteur de risque vasculaire,
c'est-à-dire un élément qui fagilise les vaisseaux sanguins, au même
titre que le cholestérol, le tabagisme, l'hypertension artérielle,
la sédentarité, l'excès de poids.
Très schématiquement, le cholestérol abîme plus volontiers les
artères du coeur, le tabagisme les artères des membres inférieurs,
l'hypertension artérielle les artères du cerveau, et le diabète pèse
de manière aussi forte sur chacune de ces localisations.
De plus, le diabète peut également altérer les tout petits vaisseaux
de la rétine et des reins, et cette atteinte est spécifique du diabète
(les autres facteurs de risque vasculaire, comme le cholestérol, l'hypertension,
le tabagisme..., ne provoquent pas ces atteintes).
Autrement dit, le diabète favorise les complications en relation avec l'altération
des gros vaisseaux que l'on appelle macroangiopathie
(infarctus du myocarde, artérite des membres inférieurs, accidents vasculaires
cérébraux) ainsi qu'une atteinte spécifique des petits vaisseaux
que l'on appelle microangiopathie (atteinte de la rétine
pouvant conduire à la cécité, insuffisance rénale pouvant conduire
à la nécessité de dialyses).
Y a-t-il un type de diabète qui favorise plus particulièrement
les complications vasculaires ?
Le diabète de type 2, comme le diabète de type 1, favorise les complications
vasculaires.
De ce point de vue, le diabète de type 2 n'est pas un diabète moins grave
que le diabète de type 1.
Au contraire !
En effet, trop souvent les diabétiques traités avec des comprimés
ont tendance ne pas prendre au sérieux leur diabète, or l'hyperglycémie
chronique a les mêmes effets que l'on soit traité à l'insuline ou
que l'on ne le soit pas.
De plus, le diabète non insulinodépendant survient en moyenne à un
âge plus avancé que le diabète insulinodépendant, c'est-à-dire
à un âge où il y a assez fréquemment un excès de poids,
une moindre activité physique, et une tendance à l'hypertension. Or ce
sont justement des facteurs qui favorisent la macroangiopathie.
Par ailleurs, comme le diabète de type 2 débute progressivement (contrairement
au diabète de type 1 qui survient le plus souvent brutalement) son ancienneté
est habituellement beaucoup moins précise que celle d'un diabète de type
1. Autrement dit, lorsque l'on découvre un diabète de type 1, il est toujours
récent et il ne peut pas déjà y avoir de complications vasculaires,
tandis que lorsque l'on découvre un diabète de type 2, il peut être
déjà très ancien et avec des complications vasculaires dès sa
découverte.
On peut donc dire que le diabète de type 2 méconnu ou négligé
conduit beaucoup plus sûrement et rapidement aux complications vasculaires que
le diabète de type 1 correctement traité.
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Il n'y a pas de «prédiabète» |
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