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Le pied diabétique : conclusion
Le diabète entraîne une atteinte des artères et des nerfs qui fragilise
les pieds.
Cette atteinte peut être retardée pendant longtemps par le meilleur contrôle
possible des glycémies.
Mais les plaies au niveau des pieds «ne viennent pas toutes seules parce que
l'on est diabétique».
Après une quinzaine d'années de diabète, le risque
de plaie des pieds est toujours présent lorsqu'existent des signes de l'atteinte
des nerfs ou des artères, et dans plus de la moitié des cas il y a une
cause déclenchante qui provoque l'apparition des plaies
au niveau des pieds.
Cette cause est très souvent évitable par une prévention
bien comprise.
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Cette prévention ne peut pas
être faite tous les mois par le médecin du diabétique |
Il y a une diminution des informations en provenance des pieds
Il n'y a pas perception de cette diminution des informations en provenance des pieds
Les informations que les nerfs des pieds ne transmettent plus doivent être remplacées
par «autre chose» pour percevoir ce que les pieds ne peuvent plus sentir.
Ces moyens sont au nombre de trois :
• La vue : pour découvrir très précocement ce que les
pieds ne peuvent plus faire sentir (examen quotidien des pieds), et pour éviter
que les pieds soient blessés (examen quotidien de l'intérieur des chaussures).
• La sensibilité des mains : pour découvrir dans les chaussures
ce que la vue n'a pas découvert (la sensibilité des mains peut également
être atteinte par le diabète, mais ceci est habituellement beaucoup plus
tardif).
• L'information du diabétique : pour éviter les causes de plaies,
pour savoir interpréter les renseignements qui ont été fournis par
la vue et les mains, et pour réagir avant qu'il ne soit trop tard.
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Le diabétique doit «sentir» à la place de ses pieds, avec ses yeux, ses mains et son cerveau |
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Il faut «prendre ses pieds en main» (au propre et au figuré), ainsi que ses chaussures, et les regarder attentivement, d'autant plus souvent que le diabète a entraîné un haut risque de plaie |