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Les différentes formes de neuropathie


Le système nerveux

Le système nerveux est composé de plusieurs éléments :

• Le système nerveux central, constitué par le cerveau et la moelle épinière.
• Le système nerveux périphérique, constitué par des nerfs sensitifs qui amènent à la moelle épinière puis au cerveau les informations des organes des sens, et des nerfs moteurs qui transmettent aux muscles les mouvements commandés par le cerveau.
• Le système nerveux végétatif, constitué par nerfs dont les terminaisons sont situées au niveau des organes, des tissus et des vaisseaux, et il existe deux types de fibres (système sympathique et système parasympathique) dont les effets sont opposés. Par exemple : accélération / ralentissement du coeur, des intestins ; dilatation / contraction des bronches, de la pupille de l'oeil, des sphincters ; stimulation de la sécrétion / diminution de la sécrétion des intestins, des bronches ; dilatation des vaisseaux...

La neuropathie diabétique peut perturber le fonctionnement du système nerveux périphérique et du système nerveux végétatif.

Le système nerveux périphérique est un système nerveux volontaire car la volonté doit intervenir pour déclencher une activité motrice (parler, se nourrir, marcher, courir...). Par contre, le système nerveux végétatif est un système nerveux «involontaire», également appelé système nerveux autonome, car son fonctionnement se fait automatiquement, sans faire appel à notre volonté.


Fréquence de la neuropathie

L'atteinte des nerfs est une complication précoce et fréquente du diabète, mais sa fréquence est difficile à exprimer de façon simple car elle varie selon les études et les critères utilisés :

• On estime que 1 à 2 % des diabétiques sont atteints de manifestations neuropathiques sévères, 20 à 30 % de manifestations modérées, et 40 à 60 % de manifestations mineures, mais 90 % des diabétiques ont des perturbations du fonctionnement des fibres nerveuses lors des explorations les plus spécialisées (étude des vitesses de conduction nerveuse et électromyogramme).
• La neuropathie diabétique est d'autant plus fréquente que le diabétique est âgé ou que le diabète est ancien. Des symptômes de neuropathie sont présents chez 30 % des diabétiques après 15 ans de diabète, chez 35 à 40 % des diabétiques après 20 ans de diabète, et chez 75 % après 40 ans de diabète.

La neuropathie diabétique est également d'autant plus fréquente que le diabète est mal contrôlé. Dans l'étude DCCT, qui a étudié l'influence du contrôle glycémique sur les complications, un bon contrôle glycémique a réduit de 69 % l'apparition de la neuropathie et a ralenti dans 57 % des cas l'évolution d'une neuropathie déjà présente, par rapport à la fréquence notée chez les diabétiques ayant un moins bon contrôle glycémique. Le meilleur contrôle possible du diabète permet donc de réduire l'apparition de la neuropathie, ainsi que de limiter son évolution.

A l'inverse, certains diabétiques insulinodépendants peuvent avoir des symptômes invalidants de neuropathie peu de temps après l'éclosion de leur diabète, tandis que d'autres diabétiques n'ont que des signes de neuropathie aux explorations les plus spécialisées après une vingtaine de d'années de diabète négligé, ce qui suggère l'existence de facteurs indépendants de la glycémie, probablement d'ordre génétique.

Le diabète n'est cependant pas responsable de toutes les neuropathies chez le diabétique, et d'autres causes doivent être envisagées si le diabète est récent ou si les symptômes ne sont pas typiquement ceux que l'on observe habituellement en cas de neuropathie diabétique.


Les différentes formes de neuropathie

L'atteinte du système nerveux périphérique peut entraîner des douleurs, des troubles sensitifs ou des troubles moteurs (paralysie ou faiblesse musculaire), soit sous forme d'une polynévrite (atteinte diffuse des nerfs des extrémités des membres) soit sous forme de mononévrites (atteinte d'un nerf bien précis).

L'atteinte du système nerveux végétatif, appelée neuropathie végétative ou neuropathie viscérale, entraîne des symptômes qui dépendent de l'organe concerné.

Mais l'atteinte la plus importante en fréquence et en ce qui concerne la nécessité d'une vigilance quotidienne de la part du diabétique, est constituée par l'atteinte des nerfs des pieds dont l'aboutissement est le mal perforant.


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